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  • On m’a dit de ne pas étudier en danse…

    Témoignage de Mélissa Martin, étudiante en 2e année à la formation supérieure en danse contemporaine de L’EDQ


    Quand on choisit une carrière atypique comme celle d’interprète en danse contemporaine, il faut avoir le courage de ses ambitions et se tenir debout face aux personnes ou aux événements qui pourraient nous décourager. Plusieurs m’ont dit que je ne devrais pas étudier en danse, mais je ne les ai pas écoutés, et me voilà étudiante en Danse-interprétation à L’EDQ. Je vous livre aujourd’hui un court témoignage, en espérant que ça vous éclaire si vous envisagez aussi de faire carrière en danse.


    Depuis mes 8 ans, je sais que je veux faire une carrière en danse. J’ai eu la chance d’avoir des parents très compréhensifs, qui m’ont toujours encouragée, parce qu’ils voyaient que j’étais passionnée et que j’avais du talent.



    Mélissa savait dès son plus jeune âge qu’elle voulait danser toute sa vie!


    Toutefois, dans mon entourage au Nouveau-Brunswick, peu de gens croyaient que c’était possible de vivre d’un art. J'ai entendu à maintes reprises des commentaires du genre « Il n’y a pas de débouchés en danse » ou « Tu ne feras rien de ta vie avec ça ». Si vous réfléchissez à une carrière en danse, je suis certaine que vous avez entendu plusieurs remarques similaires. On m’a franchement découragée à poursuivre mes ambitions de danseuse-interprète, mais j’ai ignoré tous ces détracteurs et j’ai foncé.


    Je me suis donc renseignée sur les programmes d’études collégiales en danse, puis j’ai fait mes auditions dans différentes écoles. À la base, je suis une danseuse plus «commerciale», mais j’avais déjà touché à plusieurs styles. Je savais que le ballet n’était pas ma force et j’ai d’ailleurs eu plus de difficulté dans la classe de ballet lors de l’audition à L’EDQ, mais j’ai quand même passé la barre! En août 2017, j’ai entamé mes premiers cours en tant qu’étudiante à la formation supérieure en danse contemporaine. J’ai commencé à améliorer ma technique et à développer mes qualités d’interprète, des outils précieux qui me permettront d’arriver à réaliser mon rêve de vivre de la danse.


    Intégrer une formation supérieure en danse contemporaine constituait la première grande étape vers mon rêve, mais une étape qui demande de l’adaptation et beaucoup de travail. J’ai vécu plusieurs difficultés lors de ma première année : j’habitais en résidence universitaire et la cohabitation n’était pas toujours évidente, je me suis blessée en dehors des cours, j’ai dû m’adapter financièrement à cause d’imprévus, j’ai échoué mes cours de français au cégep (on ne s’en rend pas toujours compte, mais le français du Nouveau-Brunswick est très différent du français québécois!)... Ça n’a pas été de tout repos, mais malgré tout, j’ai persévéré et les choses ont fini par se placer. Ma nouvelle cohabitation avec une collègue du DEC se déroule très bien, je me suis trouvé un travail que j’aime et j’ai amélioré mes résultats scolaires grâce à du mentorat et à des classes de rattrapage. Quand on a un objectif en tête, on trouve toujours des solutions pour y parvenir!  



    Mélissa (à droite) dans le cadre du projet de la Petite université de la danse (PUD), un projet d'échange international. Crédit photo : Violène Bertin.


    Un des facteurs qui m’a beaucoup aidée, c’est le soutien de l’équipe de L’EDQ. À L’École de danse de Québec, les professeurs et le personnel prennent tellement bien soin des étudiants. Ils sont au courant de ce qui se passe pour toi et se concertent pour t’aider à te développer à ton plein potentiel et à aller encore plus loin. Du côté du Cégep de Sainte-Foy, on m’a aussi orientée vers des ressources qui m’ont aidées à réussir mes cours de la formation générale. Donc, même si je me suis butée à quelques aléas en dehors de L’École, je me suis sentie appuyée et accueillie à L’EDQ. Bon… les autres étudiants se sont un peu moqués de mon accent acadien au début, mais c’était plein de bienveillance, on s’intéressait à moi plus qu’autre chose! Toutes ces aventures ne m’ont pas détournée de mon chemin vers ma carrière d’interprète professionnelle en danse et, à ce jour, je ne regrette pas du tout mon choix!


    Quand je pense à mon avenir professionnel, j’ai confiance à 100% que je parviendrai à gagner ma vie avec la danse. J’ai plein d’exemples autour de moi qui me confirment que ça peut marcher et qu’il y a de nombreuses options : effectuer des contrats en danse, lancer mes propres initiatives, enseigner, etc. Quoique je sois encore aux études, je décroche déjà quelques contrats ici et là et j’ai l’occasion d’enseigner la danse au secteur récréatif dans différentes écoles. À Québec, il y a beaucoup d’opportunités, c’est très actif et ça bouge! Sans compter que, la danse étant un langage universel, je ne serai jamais limitée à un territoire particulier. J’aimerais beaucoup voyager pour danser, découvrir d’autres cultures et voir comment les gens dansent à travers le monde.


    EN SAVOIR PLUS SUR LA FORMATION SUPÉRIEURE


    Pour plus tard, j’ai l’objectif de retourner au Nouveau-Brunswick et d’enseigner la danse. J’aimerais lancer une formation supérieure en danse ou encore un programme de danse-études. Ce serait ma façon à moi de faire changer les mentalités et d’ouvrir des portes à ceux et celles qui, comme moi, rêvent de vivre de la danse.


    Je vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets de vie. Je crois que tout est possible lorsqu’on le souhaite vraiment et que l’on est prêt à s’investir réellement. Le croyez-vous aussi?


    Écrit par Myriam Quenneville d’après le témoignage de Mélissa Martin



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